Le rendez-vous était d’une importance capitale au regard des tensions dans certaines régions stratégiques du monde entretenues par des impérialistes qui se sont essentiellement bâtis par la violence, le sang des esclaves noirs et les richesses pillées dans une colonisation qui perdure, entretenue par des organisations et des structures militaires qui se déploient sans cesse sur des territoires des autres à l’instar de l’OTAN. Le Sommet des BRICS au Brésil a tenu la promesse de toutes les fleurs avec la participation effective comme membres à part entière de l’Iran, de l’Indonésie, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, l’Éthiopie, les Émirats Arabes Unis. Rejoints par l’ Indonésie et renforcé par les pays partenaires, l’organisation se structure davantage pour éviter de continuer de subir sans mot dire des dictats impérialistes qui maintiennent l’humanité entière dans une spirale infinie de violences essentiellement orientées vers le pillage systématique et stratégique des peuples. La construction de ce monde multipolaire bisera à coup sûr une hégémonie en imposant le respect des autres, longtemps considérés comme des sous-êtres.
Le sommet annuel des BRICS s’est tenu les 06 et 07 Juillet dernier à Rio de Janeiro, au Brésil. Pour la première fois, l’Indonésie y a participé en tant que membre à part entière, aux côtés de dix nouveaux pays partenaires. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergey Lavrov, a assisté en personne au sommet, tandis que le président Vladimir Poutine y a pris part par visioconférence. Les chefs d’État de la Chine, de l’Égypte, de l’Iran et des Émirats arabes unis n’étaient pas présents non plus, préférant envoyer des représentants. Il convient de noter qu’il est assez rare que les chefs d’État ne se présentent pas aux sommets des BRICS. Parmi les nouveaux pays partenaires des BRICS, les dirigeants de la Bolivie, de Cuba, de la Malaisie et du Nigeria sont arrivés, tandis que les chefs d’État de la Biélorussie, du Kazakhstan, de la Thaïlande, de l’Ouganda, de l’Ouzbékistan et du Viêt Nam ne se sont pas présentés. Les objectifs clairement rappelés lors de la prise de sa prise de parole à distance, Vladimir Poutine a rappelé que l’ancien système était conçu exclusivement pour servir les intérêts du « milliard doré ». Cette époque appartient au passé. Tous les pays participants s’orientent vers les principes promus par les BRICS comme base d’une coopération véritablement multilatérale, égalitaire et mutuellement avantageuse entre tous les pays. La Russie a également réaffirmé par la voix de son Ministre des Relations Extérieures que le pays a des visions et des positions convergentes sur des problèmes internationaux clés, et qu’elle va davantage contribuer à la formation d’un ordre mondial plus juste, durable et polycentrique, s’appuyant sur les principes de la Charte de l’ONU, et non pas utilisés et appliqués de manière sélective comme cela est le cas depuis toujours.
Au terme des travaux d’un sommet très riche par la qualité et la diversité des nouveaux participants, il a été clairement établi dans le cadre des aventures violentes concrètes et successives des occidentaux sur la scène internationale, que toutes les actions devraient respectées les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unis, qui doit désormais être appliquée tel qu’elle a été écrite et ratifiée par les pères fondateurs, sans justificatifs essentiellement orientés vers la destruction et l’exploitation des autres peuples qui ont tout aussi droit à la libre expression et au respect des droits humains telque le précise la dite charte. Dans une union convergente, les participants ont condamné avec la plus grande fermeté les frappes israéliennes et américaines sur le territoire iranien en flagrante violation du droit international, de la charte des Nations unies et des accords de l’ AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique). Tous les pays participants se donc prononcés dans l’une des déclarations finales, pour l’arrêt des actions agressives contre l’Iran et la bande de Gaza. Les réformes inévitables des institutions de Bretton Woods ont été évoquées avec insistance et la nécessité d’équilibrer les décisions prises en tenant compte du poids réel des pays, de la majorité dans l’économie mondiale. Il a été clairement établi que le volume des ressources financières allouées aux pays marionnettes comme l’Ukraine était largement supérieur à celles dotées à l’ensemble des pays africains réunis. Une telle incongruité basée sur des inégalités non voilées ont permis le renforcement de la Nouvelle Banque de Développement (NBD) qui se départit des principes d’inégalités orchestrées et entretenues pour maintenir la majorité dans une dépendance économique structurelle.
Le prochain sommet des BRICS 2026 en Inde sera l’occasion de passer au peigne fin les différentes résolutions actées pour une évaluation concrète afin de permettre le rétablissement d’une paix réelle et le respect de la vie des autres peuples.
Éric Moïse NKOUANDOU M.